Le Petit Train de La Mure

Le Petit Train de La Mure : le chemin de fer touristique à relancer

Historiquement, le Petit Train de La Mure a permis pendant 100 ans d’acheminer le charbon des mines de la Matheysine vers Grenoble. Transformé en 1997 en train touristique, il a transporté plus de 95 000 voyageurs en 2003. Les retombées économiques sont donc évidentes pour le développement du tourisme.

Malheureusement, en raison d’un éboulement survenu le 26 octobre 2010, le Petit Train de La Mure a cessé de circuler. Un pan entier de la falaise s’est effondré sur la voie au niveau de la sortie d’un tunnel et sur un viaduc dominant le lac de Monteynard.

Depuis l’été 2011, aucune circulation n’a été possible.

Le Département de l’Isère travaille depuis des années à la recherche d’un éventuel repreneur de la ligne. Plusieurs possibilités ont été étudiées ;  le Président de la CCM a été associé à ces réflexions

Pour cette relance ambitieuse d’environ 20 millions d’euros, le montage financier est complexe : le repreneur devra apporter au moins 25% du coût total de son projet ; la Région devrait également apporter un soutien financier non négligeable et le Département apportera la plus grosse partie du budget. La Communauté de Communes de La Matheysine quant à elle,  a tout mis en œuvre pour être en capacité d’apporter 2 millions d’euros à ce projet.

L’effort financier consenti par la CCM, prouve l’importance qu’elle accorde à cet outil qui rayonne bien au-delà de notre belle région. Son redémarrage donnera un nouveau souffle à bon nombre d’acteurs touristiques du territoire tels que les hébergeurs, les restaurateurs et tout autre commerce. Ceci indépendamment de la fierté du territoire à pouvoir parler à nouveau de son Petit Train et à le voir enfin  circuler.

 Courant 2017,  Jean-Pierre BARBIER, Président du Département devrait annoncer le nom du futur repreneur.

 

Retour sur la naissance du Petit Train de La Mure

C’est en 1880, que la décision fut prise de relier par voie ferrée le bassin minier de La Mure, à l’agglomération grenobloise. Déclarée d’utilité publique le 27 mars 1881, les travaux peuvent donc commencer. Ce chantier fut compliqué, car c’est depuis la rive opposée du Drac, que l’on bombarda la falaise au canon, jusqu’à y dessiner une entaille suffisante pour que les ouvriers puissent y prendre pied et commencer les travaux.

Cette ligne ouverte le 1er août  1888 a mis 6 ans à être construite.

Avec ses 30 kilomètres de voie, ses 42 ouvrages d’art dont 6 grands viaducs et 18 tunnels, cette ligne verra naître tout d’abord, un train à vapeur. C’est en 1906, en 1ère mondiale, que 6 kilomètres de voie seront électrifiés en courant continu 2400 volts à partir de l’usine hydroélectrique d’Avignonet, sur le Drac.

Elle fut totalement électrifiée en novembre 1912. Dès lors, la houille noire fut transportée par la houille blanche.

Transport des passagers

Cette ligne fut prolongée vers Valbonnais en 1926 et  vers Corps en 1932, pour le transport de voyageurs, mais la concurrence de la route lui fut fatale et s’arrêta en 1950.

En 1978, une entreprise privée reprendra le transport des voyageurs, le charbon quant à lui sera acheminé jusqu’en octobre 1988.

Cette ligne fut transformée en chemin de fer touristique en 1997.

Ouverte d’avril à octobre, dates fixées par le Conseil Général, propriétaire de la ligne, elle offre la possibilité de circuler entre La Mure et Saint Georges de Commiers. Deux rames effectuent des allers-retours, dont la durée est d’environ 1H40 minutes dans chaque sens, la vitesse étant limitée à 30 kilomètres/h.

Le nouveau projet proposera un fonctionnement différent qui permettra d’accueillir au moins autant de visiteurs qu’auparavant. Le projet sera dévoilé quand le Département aura définitivement choisi le repreneur.